Aïkido au Canada Dojos, clubs, fédérations : savoir faire la différence

Aïkido traditionnel sur ce lien »

Aïkido traditionnel un maitre un dojo

Départager le vrai du faux

À la base, toutes les écoles se présentent comme en filiation avec l'Aikido traditionnel du fondateur. Le fondateur ayant créé l'aikido, il en est toujours la référence ultime. Par principe nul n'a atteint son niveau ni ne peux penser a le modifier ou l'améliorer. Or, toutes ces écoles se veulent en même temps distinctes des autres.

Un maitre un dojo

On retrouve alors un problème de taille. comment la discipline crée par le fondateur peut-elle présenter autant d'aspects différents et parfois irréconciliables. Comment en est-on venu à un tel éventail de différences dans la pratique, l'organisation et la philosophie des dojos? Dans quelle mesure peut-on départager le vrai du faux, de ce qui correspond à l'enseignement du fondateur de ce qui en dévie? Ne serait-ce qu'au Canada et aux États-unis il y a une grande diversité de regroupements d'Aikido, dont les plus grandes organisations sont de types fédératives et presques toutes sont liées d'une manière ou d'une autre a l'Aikikai de Tokyo. Notre reseau d'écoles d'Aikido Traditionnel - constitué des dojos des élèves d'un maitre : Alain Peyrache Shihan, qui a fondé un dojo mondial connu sous l'appellation Epa-Ista (Eric Plamondon est élève d'Alain Peyrache au Québec et y assure la continuité de son enseignement notamment à Montréal) - se situe à l'opposé de ces types d'organisations. Nous y voyons un fonctionnement contraire au développement d'un aikido de qualité. C'est certes un jugement que certains trouvent dur, mais nous tentons ici d'en éclaicir les raisons.

L'aïkido traditionnel se reconnait à son système de transmission de maitre à élève
En aïkido on est élève d'un maitre, pas d'une fédération... :
En aïkido on est élève d'un maitre, pas d'une fédération...


Aïkido vs sport »

Il y a essentiellement deux manière d'aborder les choses: La manière "bien pensante" ou conventionnelle: c'est à dire que tout le monde a sa parcelle de vérité, que c'est la multiplicité des points de vues qui fait la richesse de l'Aikido. chaque école met l'emphase sur un aspect précis et différent de l'enseignement du fondateur. Ce raisonnement reponse sur les postulats suivants: Comme personne ne peut songer a dépasser le fondateur, qu'il est mort depuis longtemps et que donc nous n'avons pas acces à son enseignement direct, dire que notre école est la seule qui correspond a son enseignement est un sacrilège. c'est se prétendre meilleur qu'un autre, ce qui est très mal vu. personne ne peut avoir entièrement raison, nous ne pouvons qu'avoir partiellement raison sur des détails sans jamais pouvoir prétendre être dans le vrai par rapport aux autres.

 

Comme chaque personne est différente, il y a autant d'aikido différents. les différentes écoles réflètent ces différents points de vues. Chaque école a raison et est cohérente dans son approche. nul ne peut en faire la critique au risque de paraitre effronté. Le parfait pratiquant d'aikido est celui s'abbreuve a cette multiplicité des sources pour parfaire son portrait d'ensemble de la discipline, Il approchera différents maitres, fréquentera plusieurs écoles, tous les plus grands styles d'aikido, collectionnant les pièces distinctes du grand portrait global que personne ne pourra jamais assembler, mais c'est cette recherche qui fait le parcours de l'authentique pratiquant d'aikido. Le meilleur pratiquant est celui qui en a vu le plus. Au contraire, celui qui reste dans son style, auprès de son maitre toute sa vie restera toujours limité et à la limite borné, se contentant d'approfondir un aspect de l'aikido, dans lequel il peut devenir expert, mais un expert justement limité a cet aspect précis et limité du grand aikido global.


Aïkido & jugement, base martiale »

L'aïkido forge le jugement qui est une base martiale

"L'aikido est l'inverse d'un sport"

Or, nous ne souscrivons pas a ce raisonnement qui présente des failles logiques importante et qui ne rime à rien, sauf exprimer son absence de jugement et d'esprit critique. Car si on y regarde bien, qu'y a t il de commun entre tous ces différents styles? (aikikai, fédérations canadiennes, américaines, francaise, sud-américaine, britanique, aikido mochizuki, Yoshinkai, Tomiki et j'en passe) ? toutes ces écoles ont des pratiques différentes et très souvent irréconciliable. qu'on-t-elle en commun hormis qu'elles font toutes de l'Aikido? justement, leur seul point commun est le mot "aikido", rien d'autre. même le sens a donner, la définition même de l'aikido ne fait pas concensus. Même l'aspect "art martial" n'est pas partagé. par exemple "l'Aikido Tomiki" en a fait un sport de compétition, contrairement à la volonté clairement exprimée du fondateur de l'Aikido "L'aikido est l'inverse d'un sport" ! Au final, la seule chose qui est commun a tous, ce n'est que le vocable, le mot "aikido". Disons que c'est un consensus minimal, mais peu consistent.. Mais selon cette manière de penser, vous n'avez qu'a dire que vous faites de l'Aikido pour faire de l'aikido et personne ne pourra remettre cela en question, même si dans la pratique vous faites n'importe quoi ou même exactement l'inverse de ce que préconisait le fondateur, comme de la compétition. Nul ne peut critiquer aucune école. tout est affaire de style et d'appréciation personnelle. L'Aikido est amour, il ne peut qu'etre inclusif et ne jamais exclure quoi que ce soit.

Jugement et esprit critique

D'un point de vue strictement logique, si deux points de vues s'opposent sur un même sujet, les deux ne peuvent avoir raison, n'en déplaise au partisants du "tout le monde a sa parcelle de vérité". L'un ou l'autre, ou les deux, est dans l'erreur, mais ils ne peuvent avoir raison en même temps sur le même aspect. C'est la base de tout raisonnement logique, et le préalabe a toute discussion rationelle. C'est ce que nous appelons le deuxième point de vue, le point de vue logique et cohérent, ancré dans la tradition orientale.


Philosophie orientale »

Aikido art martial et yin-yang

La tradition orientale

Idéalement, avant même d'entrer sur le tatami, le pratiquant doit savoir ce qu'il veut y faire et juger si ce qui est proposé dans cette école correspond à son objectif. Bien sur, rares sont ceux qui procèdent ainsi. la plupart des débutants arrivent un peu par hasard, en s'inscrivant au craentre d'activité le plus près de chez lui et va essayer l'aikido tout simplement, sans s'être posé trop de questions auparavant. Mais un jour il est important qu'il s'interroge sur les raisons de son implication en aikido, sur l'objectif de sa pratique et les moyens pour y parvenir. Nous sommes alors au niveau philosophique de l'Aikido, ou nous pouvons analyser les différents courants en aikido pour en évaluer la cohérence logique. Il est donc tout a fait possible de reconstruire logiquement la philosophie de l'aikido du fondateur, de savoir ce qu'il voulait faire et ce que ça prend pour y parvenir. La première règle à observer, est de ne pas se contredire, dans les paroles et dans les actes, au risque de perdre toute crédibilité. Le reste est ensuite une question de cohérence et de temps, car s'il est facile de savoir ce que l'on veut et doit faire, il est encore plus difficile de s'y astreindre réellement, de forger son corps et son esprit en ce sens. Car notre corps comme notre tête ont de mauvaises habitudes tenaces. C'est tout l'objectif de l'aikido que de nous libérer de tout ce qui nous empèche de réussir une technique correcte. Car nous avons tous ce qu'il faut pour réussir dès notre premier cours, seulemement nos mauvaises habitudes nous en empèchent. Ainsi, contrairement aux écoles qui fondent leur progression sur l'aquisition d'un grand cataloque de techniques, l'aikido traditionnel propose plutot d'enlever le superflu, de simplifier, et de prendre conscience des principes qui sous-tendent toutes les techniques.


Aïkido : art et énergie »

L'aïkido : un art basé sur l'énergie

Différents "points de vue" = différents niveaux de compétence

Il est ainsi possible de répondre à notre questionnement de départ. comment départager les points de vues valables sur l'Aikido pour en tirer un regard objectif sur la manière de pratiquer un aikido authentique selon la vision qu'en avait le fondateur ? Ainsi, d'un point de vue plus local, pourquoi la structure traditionnelle "un maitre-un dojo" est-elle davantage valable que les structures de types "fédératives" en aikido ? Nous parlons ici des dojos affiliés au Quebec, au Canada et aux États-Unis sous les bannières "fédératives" et/ou sous la tutelle de l'Aikikai de Tokyo.

Le mythe japonais (et lucratif...)

L'argument le plus souvent utiliser pour justifier les associations fédératives en aikido est le prétendu lien nécessaire avec le Japon et le dojo Aikikai, qui est en fait le dojo fondé par le fils du fondateur, Kisshomaru Ueshiba, maintenant dirigé par le petit fils Ueshiba. Le fondateur étant mort depuis longtemps et n'ayant jamais dirigé l'aikikai, dans quelle mesure l'adhésion a ce dojo garanti-t-il le respect de l'enseignement du fondateur? Est-ce un héritage génétique? en quoi le fils ou le petit fils du fondateur sont-ils présupposés comme les héritiers de son enseignement? L'aikikai est maintenant essentiellement une administration qui délivre des diplomes, payants, bien sur, aux membres du monde entier qui y sont affiliés. Ces diplomes sont dits "officiels". Mais en quoi réside leur valeur si le fondateur est disparu depuis longtemps? Vous en fait un diplome officiel de son petit-fils, que vous ne verrez probablement jamais de votre vie...


Aïkido, produit d'un milieu appelé dojo »

Aïkido est le produit d'un milieu appelé le DOJO

Fédérations sportives : pas de maitre, pas de dojo...

Mais problème plus important encore, et plus près de nous, dans les fédérations canadiennes, américaines ou francaises, le professeur des différents dojos sont jugés inaptes a évaluer leurs propres élèves. Effectivement, la règle étant que les professeurs sont autorisés a délivrer les grades Kyu uniquement. Pour les grades Dan, ils doivent être évalués par un comité technique d'évaluateurs officiels. Ceci apparemment afin de juger objectivement de la qualité des proposants. ils sont jugés par des "experts" de leur fédération qui ne les ont peut etre jamais vu auparavant et en 15 minutes ils sont capables de juger de la valeur d'un pratiquant, alors que le professeur qui leur enseigne depuis des années en est jugé incapable! et ceci sans parler des frais d'examen a payer, assez importants, de quelques centaines de dollars !

Le lucratif contre le traditionnel

L'aikido étant une philosophie de vie, un développement personnel, comment alors peut on discerner sérieusement le grade de "3eme Dan de développement personnel" ? Les fédérations ne font qu'asseoir un pouvoir politique et est une manière de faire de l'argent avec les pratiquant, tout simplement. ne nous leurrons pas.

Les évaluateurs ont le pouvoir de juger du développement de gens qu'ils n'ont bien souvent jamais vus et qui ne sont même pas leurs élèves. Ils faut le faire ! Le système fédératif passe au dessus de l'autorité du professeur sur son propre enseignement.


Pas de normes en aïkido »

L'aïkido est un art qui ne supporte aucune norme

 

Autrement, dit-on, on risque de voir se développer trop de dojos individuels, libres de faire ce qu'ils veulent dans leurs dojos, sans rendre de comptes, ceci risquant de mener a la formation de "sectes" ou de pratiques esotériques ou tout simplement bizarres. Or, a voir le fonctionnement fédératif, on y retrouve justement ce genre de pratique sectaire et d'escroquerie financière, sans parler de l'aspect technique de leur aikido qui est bien souvent tout aussi a coté de la plaque que nombre de dojos indépendants qu'ils critiquent.

 

Une autre erreur que l'on retrouve dans les fédération est l'introduction de "cours pour débutants". Tout d'abord il faut savoir qu'il n'y a pas de cours réservés aux débutants. Aucune école d'aikido de qualité n'offre de cours pour "débutants", offerts séparéments des classes régulières, dites "avancées". C'est une erreur pédagogique de base. La raison est, souvent, afin d'éviter d'être confronté à l'inefficacité de leur aikido. Un débutant arrive, par principe nouveau, sans expérience. Or cela embête les anciens qui sont incappables d'exécuter la moindre technique sur une personne qui n'a pas été préalablement formatée à trois mois de leurs "cours débutants", ou les débutants apprendrons rapidement à se départir de leur jugement et à acquérir tout un tas de comportements qui leur permettrons de suivre les "cours avancés" sans causer de problème, et surtout, sans donner aux "anciens" une raison de remettre en question leur pratique.


Aïkido et dojo traditionnel »

L'aïkido se pratique dans un dojo traditionnel

L'aïkido est un art au delà de toute normalisation / catégorie

C'est au contraire, cette mixité des individus qui permet d'évoluer, comme pour le fonctionnement d'une pile électrique, c'est la différence de potentiel qui créé le mouvement, c'est également pourquoi vous ne pourrez progresser qu'en pratiquant avec des gens différents; avec des anciens si vous êtes nouveau, mais surtout avec les débutants si vous êtes ancien. Seul le contact, et l'enseignement, à de nouveaux pratiquants vous permet d'évaluer correctement votre "niveau", de juger ce que vous savez vraiment faire, plutot que de pratiquer toujours avec les même personnes au même potentiel, afin de "préparer des passages de grades", signe manifeste de l'incompréhension de la discipline. Vous pourrez pratiquer pendant 20 ans dans ces écoles sans jamais progresser, si ce n'est en grade, qui de toute manière ne valent rien, ne signifient strictement rien hors de leurs dojos.

Faire un choix, base du pratiquant cohérent

Il est donc important de choisir son école, un DOJO, et non pas un club d'aikido. Cela n'est pas évident pour un débutant, mais a des conséquences directes et rapides sur la suite des choses. Il faut donc éviter les clubs d'aikido à fonctionnement sportif, ou fédératifs, qui ne vous proposeront finalement qu'une course aux grades, onéreuse évidement!

Il vous faut choisir un dojo, dirigé par un professeur d'aikido compétent, qui respecte certes les bases techniques de la discipline, mais surtout qui respecte le fonctionnement d'un dojo. Ensuite le reste est une question d'appréciation personnelle. Tous les professeurs ont des expériences diverses, des caractères distincts avec lesquels vous devez vous sentir à l'aise.


Un maitre d'aïkido vous explique »

L'aïkido s'apprend avec un maitre dans un dojo

Le système traditionnel a fait ses preuves

C'est la seule alternative: le systeme traditionnel "un maitre- un dojo". Le professeur est maitre de son enseignement, nulle autorité ne peut lui dicter quoi faire dans son dojo. c'est lui qui décerne les grades a ses étudiants. Certes ce système n'est pas parfait. Rien n'empèche le développement de dojos dirigés par des huluberlus, mais de toute manière les fédérations n'ont jamais pu empècher leur apparition. Mais les incompétents atteignent rapidement leurs limites et leurs dojos ne se développent jamais beaucoup et finissent par disparaitre avec le temps. Ou alors ils durent dans le temps, parce qu'ils réussissent à s'attirer une clientèle captive. Mais peu importe au final. La liberté d'association est garantie par nos chartres, c'est plutot les tentatives hégémoniques des fédérations sur les dojos qui est suspecte.

On peut mentir avec les mots, pas avec les actes

Normalement, un professeur compétent attire des élèves. Les incompétents font faillite, hormis si leur poste est protegé par un pouvoir politique de type fédératif. C'est la même regle qui prévaut dans les autres sphères d'activités professionnelles. C'est le professionnel de l'aikido, le maitre du dojo, qui érige ses propres règles et non une adminstration impersonnelle. C'est ainsi que s'est développé l'aikido du fondateur, ainsi que tous les arts martiaux. cela s'apprend de maitre a élève. Un maitre s'occupe de ses élèves et pas de ceux des autres.


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